Sainte-Barbe : Le miracle du mois de décembre

Je vais vous raconter l'histoire d'une grosse pierre.

Il y a moultes années, Monsieur Drouart, le maçon que tout le monde connait dans la région, était chargé de déménager la cave d'une maison à côté de l'église de Falvy, en un mot l'ancien presbytère. On lui avait demandé de tout jeter à la décharge, afin qu'il puisse effectuer certains travaux.

Dans un coin, il avait remarqué une grosse pierre. Plutôt que de la jeter, il s'était dit : ça peut toujours servir, je vais la garder et il l'avait mise dans un coin de sa cour, avec d'autres déblais. Totalement oubliée, elle y est restée plus de 10 ans mais, il y a quelque temps, ayant pris sa retraite et désireux de mettre un peu d'ordre, Monsieur Drouart a retrouvé cette pierre. Lavée par la pluie, elle lui a semblé sculptée. Il l'a nettoyée, débarrassée de la terre et autres qui la recouvraient. Au fur et à mesure, il lui semblait la reconnaître. Il voyait apparaître les plis d'une robe, une croix autour du cou. Malheureusement cette statue n'avait plus ni tête, ni mains. Et comme dans les 5 dernières minutes, il s'est dit : "Mais oui, mais c'est bien sûr !"

Et voilà comment Sainte Barbe, statue du 16ème siècle qui, avant 14-18, se trouvait dans les jardins du presbytère, a refait surface, après un long temps de pénitence.

                                                                                            

                                                                                                      Denise Boin (Le canard de Falvy n°8 - Journal bi-annuel -décembre 1992)

 

  

Histoire de Sainte-Barbe

Barbara ou Sainte Barbe aurait vécu au milieu du 3ème siècle à Nicomédie en Asie Mineure, aujourd'hui Izmit, un port de Turquie, sur la mer de Marmara.

Son père, un riche païen, un Satrape (gouverneur de province) du nom de Dioscore, voulut protéger sa virginité (ou la protéger du christianisme). Il l'enferma dans une tour à deux fenêtres, mais un prêtre déguisé en médecin s'introduisit dans la tour et la baptisa.

Au retour d'un voyage, sa fille lui apprit qu'elle avait percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la Sainte Trinité et qu'elle était devenue chrétienne.

Furieux, le père mit le feu à la tour.

Elle réussit à s'enfuir, mais un berger découvrit sa cachette et avertit son père. Ce dernier la traîna devant le gouverneur romain de la province, qui la condamna à la torture pour qu'elle renonce à sa foi. Elle fut amenée dans le cirque de Nicomédie sans que les spectateurs, parmi lesquels se trouvaient des chrétiens, ne connaissent son nom.
Comme la fille refusait de renier sa foi, le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille.
Dioscore la décapita et fut aussitôt châtié par le Ciel : il mourut frappé par la foudre.
Quand les chrétiens vinrent demander son corps, ils ne purent la nommer que "une jeune femme barbare", d'où son nom.

 

Ses Attributs

 

Sainte Barbe est généralement représentée avec un ou plusieurs des attributs suivants :


une tour à trois fenêtres sur sa main ou derrière elle, un éclair (celui qui a frappé son père), un livre, une couronne de martyre, l'épée qui a servi à lui trancher la tête, un ciboire (vase sacré) et des hosties.

 

Patronage

 

Les catholiques prient la sainte Barbe pour se protéger de la foudre, des incendies et de la mort subite.

Elle est la patronne des sapeurs, des pompiers, des architectes, des géologues, des mineurs, des artilleurs, métallurgistes et autres corporations liées au feu.

 

Dictons

 

"A la Sainte-Barbe, soleil peu darde".

"Pour la Sainte-Barbe, l'âne se fait la barbe (son poil d'hiver).

   sb-2.jpg

                                                  Sainte-Barbe au presbythère de Falvy avant la 1ère guerre mondiale



 

 

 

 

 

 

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau